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Nolwenn de Kergommeaux, une femme maître-verrier, au Viaduc des arts

février 2022 5 avenue Daumesnil

Nolwenn de Kergommeaux, une femme maître-verrier, au Viaduc des arts

Nolwenn de Kergommeaux installe son atelier « Au passeur de lumière » au Viaduc des arts. Sa maîtrise de l’art du vitrail, lui permet d’exceller dans la restauration ou la création de vitraux et de pouvoir répondre aux demandes les plus atypiques. Elle vit avec passion cet art qui a su sans cesse se renouveler et évoluer avec son temps, ses usages et ses besoins. En 2000, Nolwenn se lance dans l’aventure en créant sa propre entreprise, elle y ancre ses valeurs, dont celle de la transmission qui lui est chère.

Un parcours inspiré

La jeunesse de Nolwenn est nourrie de multiples voyages, durant lesquels son regard sur la culture et l’art s’aiguise. C’est alors naturellement qu’elle décide à 17 ans d’aller se confronter 3 étés de suite, à la maçonnerie à la chaux, la construction de murs ancien, la pose de liteaux et tuiles sur charpente …au chantier de la Commanderie des Templiers à Coulommiers en Seine et Marne. Nolwenn s’épanouit sur ces chantiers et se passionne pour la préservation du patrimoine. Malheureusement c’est une époque où l’homme ne laissait pas de place aux femmes pour exercer ces métiers.

Femme engagée, elle partira alors aider les personnes âgées à Dublin auprès des Petits frères des pauvres. Cette période n’assouvit pas les souvenirs que lui ont laissé le maniement des outils, le travail des matériaux au service du patrimoine. La lumière des vitraux la fascine et la décide à suivre une formation pour devenir maître-verrier. Formation professionnelle qu’elle suivra assidument en création et restauration de Vitraux à Paris. Son habilité se dévoilant et la passion pour le métier grandissant, à la fin de sa formation, elle intégrera deux ateliers : La Maison du Vitrail puis France Vitrail. Prête à voler de ses propres ailes, elle crée son atelier : « Au passeur de Lumière » en 2000, déménagera 3 fois, avant de rejoindre le Viaduc des arts fin 2021.

Un métier intemporel

Lorsque que l’on passe le seuil de l’atelier de Nolwenn, le temps se fige, on se trouve aspiré entre passé, présent et futur, des temps que Nolwenn conjugue à la perfection. Intemporel, le vitrail a su évoluer sans cesse à travers les époques et les courants, jusqu’à s’imposer dans l’univers de la décoration.

À l’époque Romaine, on utilise des mosaïques de verre coloré (« millefiori ») pour tamiser la lumière au sein des thermes. Puis la palette du peintre-verrier s’enrichit de nouvelles couleurs. Le vitrail est alors utilisé au Moyen-âge pour deux fonctions : la première pour exploiter la symbolique de la lumière, puis l’autre, plus didactique, devant instruire le fidèle au travers de scènes bibliques qu’il met en scène. Cette dernière sera un échec, les fidèles ayant du mal à interpréter les scènes, de par la hauteur des vitraux et leur taille trop petite.

Au temps des cathédrale, cet art connaît un engouement extraordinaire en Europe, les avancées de l’architecture lui permettent de gagner en taille et oser des formes et des créations plus audacieuses, naissent les vitraux et les rosaces monumentales que l’on admire sur nombre de cathédrales.

C’est à la Renaissance que le vitrail se détache de son destin religieux et entre dans la vie civile, avec des représentations plus réalistes et une exécution plus précise.
À la fin du XIXe siècle, avec le mouvement ’art nouveau’ le vitrail redevient un art vivant, et pénètre nos foyers. Jusqu’à aujourd’hui, il ravit nos intérieurs, sous forme d’abat-jour, de paravents, ou encore de cloisons, invitant la lumière à pénétrer en toute discrétion.

Utile ou simplement ornemental, le vitrail sert à la fois l’artisanat et prend sa place dans le domaine de l’art, cette frontière si fine, il a su l’affiner davantage en alliant comme nous le disons parfois l’utile à l’agréable, au plaisir des yeux. Ce voyage dans le temps et au travers les époques est possible en poussant les portes de l’atelier de Nolwenn.

Un atelier de valeurs et de transmission

Crée en 2000, l’atelier de Nolwenn affiche aujourd’hui 20 ans d’expérience et pas moins de 6 personnes aux profils et savoir-faire complémentaires. Confirmés ou apprentis, ils ont tous adoptés les valeurs de l’atelier inculquées par Nolwenn. Ces valeurs se déclinent en partant de l’exigence de perfection au travers des savoir-faire de l’équipe mais aussi par un savoir-être qui s’acquiert par l’amour du métier. Nolwenn porte une attention particulière au fait que ses clients puissent suivre leur projet tout au long du travail d’exécution. Elle gardera ensuite précieusement pendant une dizaine d’années les archives de ces projets, et un stock de verres multiples, afin de pouvoir intervenir rapidement sur n’importe quelle réparation.

En plus de ce service soigné, Nolwenn a un domaine qui lui tient au cœur, la transmission de son savoir-faire. Transmettre ses connaissances, ses gestes, pour que ce métier perdure, mais aussi et surtout les valeurs qui l’accompagnent. Ce n’est pas sans émotion qu’elle observe un(e) apprenti(e) intégrer et s’approprier la précision d’un geste. La transmission est au cœur des métiers de l’artisanat qui, suite à la disparition ou raréfaction de certains métiers, a gagné les consciences. Les maîtres d’art, dont le nombre de femmes ne cessent de croître, s’engagent alors dans l’aventure avec leurs apprentis. Nolwenn de Kergommeaux illustre cette évolution avec l’ouverture de son bel atelier.
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