Viaduc des Arts
éditos

Lyne Cohen-Solal
Adjointe au Maire de Paris
Chargée du Commerce, de l'Artisanat, des Professions Indépendantes et Métiers d'Art


''Lieu unique pour les métiers d'art, le Viaduc des Arts met à l'honneur le remarquable travail des artisans. Parisiens et touristes peuvent ainsi admirer ces métiers d'excellence qui honorent notre capitale tout le long de l'avenue Daumesnil. Accessibles, des professionnels généreux et talentueux prennent le temps de parler de leur travail et de cette flamme qui les anime. Leurs réalisations témoignent de la richesse de l'artisanat et de leur volonté permanente de les faire évoluer vers toujours plus de modernité et d'audace. La rigueur dans la sélection des entreprises qui s'y installent permet à la Ville de Paris de favoriser sans peine leur développement. Elles bénéficient ainsi d'une belle visibilité au coeur de la ville et de l'occasion d'accroître leur potentiel commercial. Elles sont activement soutenues dans leur démarche par le bureau de l'association du Viaduc des Arts et son président Hervé Matejewski. La diversité des métiers d'arts, la précision des gestes et la noblesse des matières expliquent pourquoi l'attractivité de la création artisanale parisienne reste unique au monde. Peu de capitales étrangères offrent une telle place aux savoir-faire, c'est dire toute l'importance que la Ville de Paris attache à l'excellence des métiers d'art.''

Michèle Blumenthal
Maire du 12e arrondissement


''Malgré la fragilité de certains métiers d'art, Paris est une des rares capitales mondiales où ce secteur a été préservé. Ce patrimoine reste néanmoins à défendre en particulier dans un arrondissement comme le 12e où l'implantation artisanale est renommée. C'est notamment l'objet du Viaduc des Arts. Il offre à la fois une solution pour le maintien des ateliers au coeur de la Ville et pour la mise en valeur des productions d'excellences qui y sont réalisées. L'action d'une association des artisans résidents est donc primordiale afin d'exploiter au maximum ce potentiel de visibilité du Viaduc. C'est pourquoi la Ville et la Semaest ont souhaité maintenir d'année en année un soutien financier important à ses initiatives. La Ville de Paris développe également d'autres solutions pour l'hébergement et la mise en valeur des artisans d'Art à travers notamment l'incubateur d'entreprises et les expositions des Ateliers de Paris ou encore l'hébergement des entreprises au sein de l'hôtel artisanal Brûlon Cîteaux. Malgré ces efforts, un chemin important reste à parcourir. C'est grâce à la volonté de tous, à notre curiosité, à nos visites, que le Viaduc des arts restera ce symbole vivant de la diversité du savoirfaire français.''

En bref


• Architecte : Patrick Berger
• Longueur totale du Viaduc : 1,5 km
• 64 voûtes sous la promenade plantée
• Surfaces des voûtes : entre 150 et 460 m²
• Le premier Viaduc date de 1858 et supportait la ligne de chemin de fer Paris / Bastille - Varenne.
• Une commission d'attribution se réunit régulièrement pour étudier les dossiers de candidatures des postulants à la location des voûtes.

Le Viaduc des Arts

''Lieu emblématique de «métiers passion», le Viaduc des Arts propose de découvrir une cinquantaine d'artisans qui exercent leur talent dans des corps de métier divers et variés de la mode et la décoration. On retrouve ainsi des fabricants de luminaires, des restaurateurs de mobilier, cadre et affiches anciennes, des créateurs de mode, bijoux et accessoires.''

Le Viaduc des Arts, une avenue d'exception
Depuis la réhabilitation de ses voûtes et la création de l'association du Viaduc des Arts en 1993, l'avenue Daumesnil est devenue une vitrine prestigieuse de l'Artisanat d'Art Français, garante de la maîtrise des techniques de fabrication ancestrales, mais aussi de la créativité contemporaine.

Dans un quartier historiquement consacré à l'artisanat et aux métiers d'art, le Viaduc constitue un magnifique écrin pour ces professions d'excellence dont Paris est si fier.

Lieu emblématique de «métiers passion», le Viaduc propose de découvrir une cinquantaine d'artisans qui exercent leur talent dans des corps de métier divers et variés de la mode et la décoration. On retrouve ainsi des fabricants de luminaires, et accessoires de décoration, des restaurateurs de mobilier, de tableaux et objets d'art, des créateurs de mode bijoux et accessoires, un atelier de gravure, une académie d'art...Avec sa promenade plantée et ses voûtes étalées sur plus d'un kilomètre, le Viaduc est une sortie « Week end » prisée, ainsi qu'un lieu de visites très fréquenté par les touristes étrangers.

Bénéficiant depuis peu d'un site Internet, le Viaduc des Arts renforce sa visibilité en permettant aux amateurs de venir découvrir et admirer ses artisans de prestige, quelque soit leur situation géographique.

Le Viaduc des Arts, s'illumine
Depuis décembre 2009, le viaduc se dote d'un nouveau système d'éclairage des voûtes extérieures. Grâce au concours de la mairie de Paris et de la SEMAEST, l'association a investi dans un système d'éclairage à base d'ampoules à LED. Cette opération de mise en valeur - dont la fin des travaux est prévue pour Noël 2010 - a pour but de transformer la vision nocturne des voûtes, grâce notamment à un changement continu des couleurs, donnant une résonnance lumineuse à l'édifice.

Le Viaduc des Arts, en quelques dates...
1853 - Une concession est accordée à la société privée de chemin de fer " Paris Strasbourg " pour réaliser une ligne de chemin de fer ayant pour terminus place de la Bastille. La mise en oeuvre de cette infrastructure a nécessité selon les sites traversés de creuser dans le sol de la ville ou au contraire de construire des ouvrages comme le viaduc de la Bastille.
1859 - Inauguration de la «ligne de la Bastille»
1969 - Désafection de la ligne suite à la mise en service du RER A.
1988 - Début des travaux d'aménagement du Viaduc avec le concours de l'architecte Patrick Berger
1994 - Inauguration des premières voûtes
1997 - Achèvement des dernières voûtes

Le Viaduc des Arts en images Viaduc des Arts Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST viaduc des arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST Viaduc des Arts - © 11h45 - SEMAEST
Chronologie

1853 Une concession est accordée à la société privée de chemin de fer "Paris Strasbourg" pour réaliser une ligne de chemin de fer ayant pour terminus place de la Bastille. La mise en oeuvre de cette infrastructure a nécessité selon les sites traversés de creuser dans le sol de la ville ou au contraire de construire des ouvrages comme le viaduc de la Bastille. Inaugurée en 1859, la ligne est désaffectée un siècle plus tard, suite à la mise en service du RER A qui, en dehors de Paris, emprunte le même tracé.

1979 L'Atelier Parisien d'Urbanisme est chargé de réfléchir au devenir de la gare SNCF de la Bastille, reconvertie temporairement en salle d'expositions, et à celui du viaduc qui longe la rue de Lyon puis l'avenue Daumesnil. Sur ce site de la gare, il est proposé de réaliser de nouvelles constructions afin de permettre une recomposition de la place de la Bastille. En ce qui concerne le viaduc, deux hypothèses sont alors envisagées : - L'aménagement d'une promenade sur l'ouvrage ainsi que la rénovation des voûtes et de plusieurs ensembles de parcelles occupées par des bâtiments vétustes sur l'arrière - La destruction du viaduc pour la réalisation de bâtiments destinés à assurer une continuité bâtie le long de la rue Lyon et de l'avenue Daumesnil. Cette seconde hypothèse est très vite apparue comme irréaliste. En effet, à l'arrière immédiat du viaduc la présence de nombreux immeubles en bon état ouvrant des vues principales sur l'ouvrage ferroviaire ne permettait pas de redonner une cohérence à une nouvelle façade bâtie sur l'avenue mais conduisait à la création d'une succession de retraits peu valorisants pour le paysage. Par contre, l'ouvrage conservé pouvait, une fois réhabilité, créer une façade de qualité et accueillir des activités. L'idée du maintien du viaduc et la création d'une promenade commence alors à faire son chemin...

1982 L'Etat choisit la place de la Bastille pour implantation d'un nouvel opéra. Dans le cahier des charges du concours international, la Ville de Paris demande que soit intégrée dans le projet, la continuité d'une promenade jusqu'à la place.

1983 Dans la communication au Conseil de Paris du 23 novembre 1983 engageant le plan pour l'aménagement de l'Est de Paris, la réalisation de la promenade plantée figure parmi les projets majeurs pour la mise en valeur des quartiers de l'Est de la capitale.

1985 La SNCF ayant depuis les années 80 envisagé un regroupement de ses activités marchandises en abandonnant en particulier les emprises de la gare de Reuilly, la Ville de Paris approuve le projet d'une zone d'aménagement concertée (ZAC). La conception du projet est organisée pour une large part autour de la traversée de l'opération par la promenade. Dans le même temps, plus à l'Est une opération de logements et d'équipements publics est engagée (les immeubles des différents programmes sont notamment reculés vis-à-vis de la rue Sahel afin de permettre le passage et la continuité de la promenade)

1987 Le Conseil de Paris approuve les principes d'aménagement de la promenade plantée et décide l'acquisition des emprises SNCF de la ligne désaffectée.

1988 Une première phase de travaux d'aménagement de la promenade est engagée le long de la rue Sahel. Une consultation entre quatre équipes de concepteurs est organisée par la Ville afin de définir, notamment, des propositions pour la remise en valeur du viaduc. A l'issue de cette consultation, l'architecte Patrick Berger est retenu.

1989 Achèvement et ouverture au public de la promenade entre la rue Picpus et l'avenue du Général Michel Bizot.

1990 Février : Le Conseil de Paris approuve la création d'un périmètre de Déclaration d'utilité publique sur le viaduc et plusieurs parcelles situées à son arrière entre la place de la Bastille et le secteur Reuilly. La construction du viaduc à en effet créé une césure brutale entre le quartier du faubourg Saint-Antoine et l'avenue Daumesnil, laissant à vif des plaies sur l'arrière des îlots qui bordent la rue Charenton. Le Conseil de Paris définit également le programme de l'opération qui comporte l'aménagement de la promenade entre la rue Moreau et le site de Reuilly, la création d'un jardin au niveau de la rue Hector Malot, la construction de logements, de surfaces commerciales, et enfin d'un petit programme de bureaux. La Ville confie la réalisation de cette opération à une de ses SEM, la SEMAEST, société d'économie mixte d'aménagement de l'Est de Paris.
Avril : Une nouvelle séquence de la promenade, entre la rue de Picpus et la ZAC Reuilly, est ouverte au public.

1991 En continuité des parcours déjà réalisés, l'aménagement de la séquence avenue du Général Michel Bizot boulevard de la Guyane est achevé.

1992 L'aménagement du mail traversant la ZAC de Reuilly est terminé. Les travaux de réhabilitation démarrent pour la tranche Rambouillet/Diderot.

1993 1er juillet : 1ère Commission d'attribution
8 octobre : 1er bail signé par Marie Lavande
22 novembre : 2ème bail signé par Ardustyl.

1994 Premières ouvertures : 6 voûtes ouvertes en octobres 1994
Livraison progressive de la 2ème tranche (Diderot/Moreau)
Ouverture en mai de la promenade depuis les abords de la place de la Bastille jusqu'à Reuilly permettant ainsi un cheminement continu de l'avenue Ledru-Rollin jusqu'au boulevard de la Guyane.

1995 17 nouvelles voûtes sont livrées dés février 95.

1997 Achèvement des dernières voûtes: avec extension (SEMA)

1999 Ouverture des voûtes d'exposition en juin, aux 55 et 57 avenue Daumesnil. Depuis 2007, seule la voûte 57 est consacrée aux expositions. Ces voûtes, d'une surface de 3000 m², sont destinées à recevoir des expositions temporaires pour le monde des métiers d'art et de la création.

2000 Mars : Ouverture de l'atelier relais au 91 de l'avenue Daumesnil, destiné à aider à la création d'entreprise par la mise à disposition d'un local, dans des conditions préférentielles. Le deuxième semestre a vu l'achèvement du viaduc des Arts l'ouverture au public des quatre voûtes N°1,3,5,7 avenue Daumesnil, du côté de l'Opéra de la Bastille.

2004 La CPA (convention publique d'aménagement) de l'opération d'aménagement Promenade Plantée est arrivée à terme.

2005 La gestion du Viaduc par la SEMAEST se poursuit dans un nouveau cadre juridique : un bail emphytéotique que lui confie la Ville de Paris pour une durée de 18 ans.